notre patrimoine

Manoir

Paroisse des: Doy. De Pierres – Vic. et Elec. de Pont de l’Arche -Parl. et Gén de Rouen.

On a dit que le palais de Pîtres était situé sur le territoire du Manoir, sans en apporter de preuves concluantes.

C’est un village ancien, comme l’indique le patronage de Saint-Martin; en 1011.

Le conte Raoul d’Ivry donna le Manoir à  l’abbaye de saint-Ouen . 

Les tuileries du Manoir sont citées en 1361.

De 1432 à 1494, la cure valait 100 s plus tard sous Charles XIII, elle valait 20 l. On comptait 14 paroissiens.

En 1587, Robert de la Faye, sieur du Manoir, épousa Marguerite Alorge; il blasonnait : de gueules à la fasce d’or , à la croix d’or en chef et à la tour du même en pointe.

Vers 1588, Charles Guéroult était seigneur du Manoir et de l ‘Essart, il épousa Marguerite Baudry dont Noel, Marié vers 1619, à Louise Lallier.

Noel Guéroult, obtint vers 1618, des lettres d’anoblissement, il laissa Charles IIe du  nom, qui eut de son mariage avec Marguerite de la Vache, Charles IIIe du nom, déclaré usurpateur en 1668 et condamné à 2000 l. d’amende, mais fut confirmé en sa qualité de noble, par arrêt  du conseil d’état du 11 février 1673 et déchargé de l’amende.

Il existait ce semble deux fiefs du Manoir, l’un appartenant à la famille Guéroult et l’autre à la famille Hallé.

Guéroult :d’azur au chevron d’or accompagné de 3 aiglettes à 2 têtes du même, au chef d’or, chargé de 3 têtess d’ours de sable.   

En 1698, Jean Gilles Hallé, reçu conseiller au parlement, était seigneur du Manoir-sur-Seine, il avait en outre les titres de seigneurs d’Orgeville-Saint-Vaast, Rouville Imouville et Barcelou.

Le 9 Janvier 1710, la haute justice du Manoir lui fit adjugé; il était président à Mortier en 1729, et il mourut en 1758, laissant de son mariage avec Marguerite Barbe Puchot du Plessis, Gilles Louis Hallé , dit le président de Rouville, qui ensaisiné le 11décembre 1760, et qui mourut en 1777.

En 1750, on comptait  au Manoir, 54 feux et 184 habitants.

Gilles Charles Marie Hallé et Louis Guillaume Hallé frères, furent successivement seigneur du Manoir.

Pendant le XVIIe siècle, une famille pilotte, paroît avoir possédé un des deux fiefs du Manoir.

M. Maillé, curé du Manoir exilé en Allemagne au moment de la révolution, à laissé un certain nombre d’ouvrage, restés manuscrits conservés dans sa famille. 

Fiefs, 1° L’essart, Charles Guéroult était seigneur de L’essart en 1670, M Jean Gilles Hallé l’ avait remplacé en 1707. Le président de Rouville, Gilles Charles Marie Hallé et Louis guillaume Hallé possédèrent ensuite ce fief.

2° Les Hautes Loges. Girard Le Mercier, sieur des Hautes Loges et son frère Antoine  furent renvoyés au conseil en 1667 comme étant de noblesse suspect, mais ils furent rétablis et déclarés de noble et ancienne lignée.

Pierre Le Mercier et Louis Nicolas Le Mercier , furent successivement seigneurs des Hautes Loges.

Le Mercier : d’azur, au chevron d’argent accompagnés de 3 bourse d’or .on voyait encore naguères dans l’ église de Pont de l’Arche, les pierres tombales de Thomas d’Angelot et d’Henry Le Mercier, sur lesquelles étaient gravées ces amoiries.  

Le Manoir , cant.de Pont de l’Arche, sur la seine , sol; alluvions contemporaines . Surf. Terr. 239 hect. Pop. 346,-4 contrib. 2,686 fr. en ppal. Rec. Ord. Bug. 1290 fr. -Percep. Et cont. ind. de Pont de l’Arche .- Paroisse.- Ecole à Pitre.- 3 déb.de boissons.- 2 perm. de ch.- dist. en kil. aux ch. 4, d’arr. 15, de cant. 37.

Dépendances.- Les Hautes Loges, L’essart

Agriculture.- Céréales, plantes sarclées.

Industrie.- Néant.- 4 patentés.    

L' ancienne église du Manoir

La commune du Manoir possédait une église ancienne, dédiée à Saint Martin, qui fut détruite pendant la seconde guerre mondiale lors des bombardements du pont de chemin de fer. Elle a été remplacée par celle que l’on connait aujourd’hui, construit au début des années 50.

on connait cette église et son emplacement grâce à d’anciens plans, des photos, des cartes postales. il en subsiste quelques vestiges visibles in situ ainsi que quelques éléments de statuaire et de mobilier sauvés de la destruction et placés dans l’édifice actuel.  

  • la couverture de la nef est en tuiles, celle du  clocher en ardoises.
  • L’ essentiel de l’édifice semble dater du XVIe siècle, comme c’est le cas pour nombreuses églises de la région mais une petite ouverture romane qui apparait sur le mur nord du haut prouve l existence d’un bâtiment antérieur . 
  • Les documents iconographiques montrent également de larges baies cintrées ouvertes dans le mur  de la façade ouest aux XVIIe, et au XVIIIe siècle. on aperçoit aussi une construction rectangulaire, la sacristie, qui flanque le mur nord de la nef. 
  • Des travaux au XIXe siècle  ont permis de maintenir cette église en bon état; en 1865 le pignon ouest est rebâti et une grande porte d’entrée est posée; on entreprend aussi des travaux de maçonnerie sur la voûte. E 1882 le cimetière est agrandi grâce à une donation de terrain. En 1885 le pavage de l’allée centrale de la nef est refait à neuf là encore grâce à une donation.   

Découvrir l'église "Saint -Martin" du Manoir-sur-Seine

Le symbole de la reconstruction du Manoir-sur-Seine

Les bombardements américains de juin 1944 ont détruit la commune du Manoir-sur-Seine à 70%, dont l’église Saint martin qui datait du xv siècle.

La reconstruction d’une nouvelle église fut confiée à l’architecte ébroïcien Pierre Dupont (1911-1983). Celui-ci illustra notamment lors de la reconstruction d’Evreux.

L’église fut réalisée de 1951 à 1954. Dès l’abord, on remarque le clocher détaché du bâtiment. Cette disposition était assez prisée à l’époque.

La façade occidentale est composée d’une simple grille en beton surmontée d’un fronton triangulaire. Elle encadre une grande verrière en pavés de verre, due au maitre-verrier Jean Barillet (1912 -1997), un des grand maitres-verriers de l’époque.

 

Un intérieur remarquable

On pénètre par une porte pleine bois surmontée d’un auvent en béton de facture très simple et élégante.

Une fois dans l ‘église, on peut admirer la verrière consacrée à Saint-Martin, dans le style à la fois abstrait et figuratif.

Remarquons la grande bande bleue qui évoque la Loire sur laquelle naviguait Saint-Martin lorsqu’il se rendit à Tours pour prendre sa charge d’évêque.

On remarque aussi l’inscription en latin, citation de l’Apocalypse de Saint-Jean : « Je suis l’Alpha et l’Oméga, le commencement et la fin ». L’ensemble donne à l’église une chaude ambiance colorée.     

L’église comprend une nef de plan rectangulaire et un chœur demi circulaire, flanqués à gauche d’une chapelle latérale et de la sacristie.

Le chœur légèrement surélevé est séparé de la nef par une clôture en fer formée d’une simple trame carrée ponctuée de cabochons en métal martelé, due au réputé atelier de ferronnerie d’art de Charles Tois, à Louviers. 

 Un tabernacle en pierre surmonté du Christ en croix, œuvres du sculpteur Pierre Colombo (1905-1978), était originellement placé au centre de l’autel principal.

Il a été déplacé sur l’autel de la chapelle latérale en raison de l’évolution de la liturgie consécutive en Concile Vatican II 

Pierre Colombo est l’auteur de bas-reliefs en pierre situés en façade d’immeubles résidentiels de l’avenue Foch, pièce maitresse de la reconstruction du Havre. Ces bas-reliefs figurent à l’inventaire du patrimoine culturel de la France établi par le ministère de la culture. 

La nef et le chœur sont couverts d’une voute surbaissée en béton, qui était visible à l’origine.  Sous la corniche du toit court une étroite bande horizontale de vitraux due à Jean Barillet.

Le vitrail situé dans l’axe représente l’Eucharistie, avec l’hostie et le calice, le blé, le raisin.

Le chemin de croix en céramique est dû à Paul Bony (1911-1982), autre artiste célèbre de l’époque, auteur également d’un projet de fresque pour le fronton de l’église, représentant Saint-Martin et non réalisé.

Dans le chœur on remarque quelques vestiges de l’ancienne église qui ont échappé à la destruction.        

L'église dans son environnement

L’église a été conçue pour s’inscrire dans une place publique bordée de logements qui datent de la même époque.

Les murs extérieurs sont en plaques de béton de mignonette lavée (sorte de gravillons apparents) prise dans un bain de ciment blanc, procédé très économique et durable souvent utilisé à la reconstruction.   

Le témoin d'une époque

Pour la reconstruction des églises, l’impératif d’une construction économique conduisit à privilégier le béton armé qui permettait aussi une expression architecturale plus en accord avec le temps.

Dépouillement, simplicité des formes, authenticité des matériaux, rejet de toute ornementation factice étaient à l’ordre du jour. 

On vivait également un renouveau de « l’Art Sacré », visant à mettre en avant les œuvres de grands créateur contemporains.   

L’église du Manoir-sur-Seine en est un bon exemple.

L’église a reçu le label « Patrimoine du XX siècle » délivré par le ministère de la culture pour distinguer les œuvres les plus caractéristiques de cette période.

Depuis sa construction, l’église a fait l’objet de quelques transformations destinées à améliorer le confort.

Elle est entretenue avec soin par la commune avec l’aide de la Communauté d’agglomération Seine-Eure.

Bibliographie

Hervé Dupont, « Pierre Dupont, architecte de la reconstruction et des trente glorieuses », collection  » Regards sur le patrimoine », Editions Ysec, Louviers, 2016.

Hervé Dupont, « Le Manoir, une église de la reconstruction » in France poulain : les églises de l’Eure à l’épreuve du temps », Les éditions des Etoiles du patrimoine, Avrilly, décembre 2015.

 » L’église du Manoir » in architecture Française, n°121-122, « Architecture Religieuse », 1952. 

Nouvelles de l’Eure, la vie et l ‘art en Normandie, n°15 « Louviers et Pont de L’Arche », Pâques, 1963.  

 

Crédit photographique

B. Curé,1951.

C. Andrzejewski,2017

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